TENSION AU SEIN DE L’ARMÉE MALIENNE,DES OFFICIERS SUPÉRIEURS OPPOSÉS À LA FALSIFICATION DES RÉSULTATS DU SCRUTIN,LE PRÉSIDENT SORTANT IBK ENTRE DOUTE ET HÉSITATION.LE POUVOIR N’EST PAS À L’ABRI D’UNE INSURRECTION POPULAIRE

Trois jours après le vote du deuxième tour, les Maliens sont attente de la publication des résultats d'un scrutin émaillé par des fraudes massives, des achats de conscience et la falsification des procès verbaux lors de la centralisation des résultats.Les extrémistes du pouvoir poussent le président sortant IBK à faire le forcing et le mettent devant un choix cornélien :respecter l'expression de la volonté populaire ou l'outrepasser en prenant le risque de déclencher une insurrection populaire à l'issue incertaine pour la survie du régime.Au sein de l'armée malienne, des voix s'élèvent contre la falsification des résultats.

La collecte des procès verbaux bureau de vote après bureau de vote a plongé le pouvoir dans la stupéfaction totale,au ministère de l'administration territoriale, l'ambiance est glaciale face aux chiffres qui donnent le président IBK perdant sur la plupart des centres de vote du pays mais aussi de l'étranger.Des dispositions sont immédiatement prises pour inverser les chiffres.

Alerté par l'ampleur des chiffres,le premier ministre Boubeye Maiga informe le président IBK que tout sera fait pour modifier le résultat final.Dans l'entourage du président, le noyau dûr composé de Karim Keita,la femme du président, Baber Gano et Boubeye Maiga est en faveur du forcing.Le rapport des renseignements généraux fourni à IBK fait mention d'un risque de soulèvement populaire si jamais le président sortant est déclaré vainqueur du scrutin.Le président sortant,discrètement approché par certains chefs d'état de la sous région a failli renoncer,mais après un moment de flottement,IBK a finalement basculé dans le camp des durs qui veulent à tout prix un second mandat, ce qui explique le report de la proclamation des résultats ce mardi 15 août.

Dans la hiérarchie militaire, des voix se lèvent pour s'opposer à la confiscation des votes des électeurs.Sur instruction de Boubey Maiga, les généraux Moussa Diawara et Bemba Keita,bénéficiant des largesses du pouvoir ont décidé de mettre sous surveillance 26 chefs militaires.L'ancien militaire Moussa Sinko ainsi que des hommes politiques sont également concernés par la mesure.La sécurité des magasins d'armement est renforcée par la sécurité militaire.Les déplacements du président IBK et de sa famille sont très limités jusqu'à la proclamation des résultats.Le ministre de la sécurité le général Salif Traoré, après son altercation téléphonique avec le fils du président avait décidé de faire des révélations sur les vrais résultats.Mais finalement sous la pression des barrons du régime et du religieux Haidara,il est finalement revenu sur sa décision dans un communiqué radio en demantant son différend avec Karim Keita qui lui a donné des garanties sur sa reconduction dans un gouvernement futur au cas où IBK redevient président. .Le pouvoir redoute une déstabilisation avant le 4 septembre 2018.

Africa-Kibaru

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