AFFAIRE BÉRET ROUGE, LES FEMMES DES GÉNÉRAUX DÉTENUS PARLENT ET EXPLIQUENT COMMENT LA JUNTE MILITAIRE DU CAPITAINE SANOGO AVAIT CHOISI LE CANDIDAT IBK EN 2012

Après l'arrestation des membres de l'ex junte militaire,on assiste de plus en plus à des rebondissements et des révélations.La dernière en date lève le voile sur les coulisses de l'élection présidentielle de 2012.Le général Dahirou Dembelé jadis puissant patron de l'armée malienne en disgrâce aujourd'hui, se trouve au coeur d'un règlement de compte.

L'élection présidentielle de 2013 a été une élection très singulière dans l'histoire du Mali par le fait que le pays avait connu un effondrement total suite à un coup d'état qui avait engendré une invasion des groupuscules armés qui voulaient établir un état islamique.Il a fallu une intervention militaire Française pour stopper ce processus et aider le Mali à restaurer sa démocratie.Mais sur l'échiquier politique, la junte militaire dirigée par le capitaine Amadou Aya Sanogo faisait la pluie et le beau temps.Ils ont joué le rôle de faiseur de roi pour l'élection présidentielle.

LES FEMMES DES GÉNÉRAUX DÉTENUS PARLENT

Les langues se délient au sein de l'association des femmes des détenus dans l'affaire des bérets rouges.Selon ces femmes de généraux,c'est grâce au général Dahirou Dembélé et ses compagnons à savoir les généraux Ndaou,Diawara et Dacko que Le capitaine Amadou Haya Sanogo avait accepté de soutenir en 2012 le candididat IBK à l'élection présidentielle.L'argumentation était que si jamais la junte choisissait Soumaila Cissé, ce dernier allait les neutraliser en les mettant tous en prison.Une stratégie de manipulation de la population a été élaborée sous la direction de Moussa Sinko et du général Yamoussa.Il s'agissait de faire propager une fausse nouvelle selon laquelle Soumaila Cissé et le FDR avaient demandé de mettre le Mali sous embargo suite à une supposée confidence du président Alpha Condé au candidat IBK.Cette information avait été démentie devant la junte militaire par Djibril Bassolé, à l'époque ministre Burkinabé des affaires étrangères et actif médiateur dans la crise Malienne.

L’APPUI DES RELIGIEUX DICKO ET CHÉRIF DE NIORO

Pour lever le doute,le chérif de Nioro et Mamoud Dicko avaient rassuré la junte militaire de la reconnaissance et des promesses du candidat IBK en cas de victoire, tout avait été panifié pour que le candidat IBK passe dès le premier tour avec un score élevé.Une relation de confiance avait été établie entre le capitaine Sanogo et IBK qui n'hésitait pas à appeler Sanogo 'mon fils'.Selon ces femmes de généraux, IBK a juré fidelité,respect et reconnaissance à Sanogo et à ses troupes à plusieurs reprises à Kati.

LE PRÉSIDENT PAR INTERIM DIONCOUNDA TRAORE ET SON PREMIER MINISTRE DJANGO MANIPULÉS PAR BOUBEYE MAIGA POUR SOUTENIR IBK

Le président Dioncounda Traoré et son premier ministre de l'époque Django Sidibé étaient manipulés par Boubeye Maiga afin de soutenir IBK.Pour ces femmes de généraux,l'arrestation de leurs maris relève de Boubeye Maiga qu'elles qualifient d'être la source de leur malheur.

LE PREMIER MINISTRE CHEIK MODIBO DIARRA DÉMISSIONNÉ POUR FAIRE UN BOULEVARD AU CANDIDAT IBK

L'entourage du candidat IBK avec Dioncounda Traoré avaient fait circuler la rumeur d'une relation amoureuse entre Cheik Modibo Diarra et une journaliste de l'ORTM afin de l'écarter définitivement de la course.
Toutes ces manipulations ont laissé des traces au sein de la hiérarchie militaire et plus particulièrement dans la promotion EMIA de Dahirou Dembélé.La méfiance est de plus en plus grande et certains hauts gradés disent tout bas que l'honneur et la dignité ont été bafoués à cause du président IBK.
Africa-Kibaru

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